jeudi 19 Nov. à 14h00
- 90 min (film + échanges)
- Studio – Espace Encan
En 2025, Erik Clavery se lance un défi hors norme : parcourir les 2 200 kilomètres du GR34 en moins de vingt-et-un jours pour battre le record du sentier des douaniers, au profit de la Ligue contre le cancer. Andy Collet part filmer une course contre le temps, portée par la performance et le chronomètre. Mais au fil des kilomètres, son regard se déplace. Autour d’Erik, une famille, des proches et des inconnus donnent de leur temps pour l’accompagner et faire vivre cette aventure au service d’une cause qui les dépasse. Alors que le record impose de courir toujours plus vite, l’aventure révèle une autre valeur du temps : celui que l’on partage, que l’on donne et qui finit parfois par compter davantage que la performance elle-même. À l’ombre de la performance raconte ce déplacement du regard, d’un exploit mesuré en heures et en kilomètres vers une aventure humaine et solidaire qui, elle, échappe au chronomètre.
Film hors compétition.
Erik Clavery est un athlète discret, dont le nom ne résonnera peut-être pas à La Rochelle. Pourtant il vit non loin, du côté de Royan. Champion du monde de trail en 2011, c’est un grand champion, spécialiste des sports d’ultra endurance. Un champion dont le parcours croise celui des frères Collet. Andy, le cadet, est bien connu du FIFAV en tant que réalisateur. Cadreur talentueux, il se coule dans les pas d’Erik sur le célèbre sentier breton, pour nous faire vivre au plus près le projet fou d’un coureur porté par toute une communauté, pour une grande cause. C’est simple et sincère. Universel.

Passionné de sport depuis l’enfance, Erik Clavery est sportif de haut niveau en course à pied d’ultra-endurance et trail-aventure. Au-delà des défis sportifs qu’il se fixe, il partage à présent ses acquis en proposant de l’accompagnement en préparation physique et mentale. Il partage également son expérience par le biais de conférences.
Ancien skieur professionnel, amoureux de nature et de grands espaces, Andy Collet oriente ses premiers travaux vers une photographie très naturelle. Au fur et à mesure des années, l’envie de raconter des histoires l’anime, avec un vrai goût pour le réel et les documentaires. La mise en scène l’intrigue et l’obsède. Il tend ensuite vers une photographie plus tranchée, des lumières plus sombres, plus douces, plus travaillées, plus dirigées. Une esthétique assumée qu’il partage tout autant dans ses travaux de chef opérateur que ceux de réalisateur. Il a présenté plusieurs documentaires au FIFAV : Le cavalier sans tête, Gyalu-Ri, récit d’une jeunesse et Au-delà du temps.