dimanche 22 Nov. à 14h00
- 105 min (film + échanges)
- Auditorium Michel Crépeau & Studio – Espace Encan
Marcher dans une montagne d’une beauté absolue, se sentir proche des bouquetins en remontant des couloirs, croiser le regard du chamois, de l’aigle et du loup. Se rendre invisible dans un affût. Rêver à quelque chose de plus grand, de plus beau, de plus sauvage. Alors qu’Anne et Véronique filment les animaux en altitude un caillou se glisse dans la chaussure d’Erik. Il va transformer sa vision du monde et lui donner l’occasion d’une extraordinaire rencontre. Les cinéastes animaliers nous content une histoire vraie qui nous conduit au plus près du cœur battant de la vie.
Film en compétition.
Souvenez-vous il y a un an, « 2000 jours au Paradis » enchantait petits et grands dans l’Auditorium Michel Crépeau, en présence d’Anne, la maman. Anne, Erick et Véronique Lapied ont fait du cinéma animalier, un art de vivre en famille. Du tournage à la réalisation en passant par l’écriture, du montage à la production, de la promotion à la diffusion, ils mènent des projets emprunts de liberté, qui font références. Ce dernier opus n’échappe pas à la règle. Un caillou dans la chaussure n’a jamais empêché de rêver, de se passionner ni de vibrer. Tout est question d’adaptation, de curiosité et de patience. La preuve par ce film, ode à la vie et au sauvage, réalisé en famille et à découvrir en famille.

Anne Lapied découvre la montagne et la photo très jeune. Elle a trouvé son royaume et sait qu’elle vivra là-haut. Si la passion est le maître mot du métier de cinéaste de montagne, la règle de conduite d’Anne s’ancre dans le respect des sujets qu’elle photographie ou filme : peuples de l’Himalaya, bergers des Alpes ou faune d’altitude. Sa connaissance des sujets est appréciée du public et les longs portages sur des terrains à chamois, crampons aux pieds, lui permettent d’approcher, en dérangeant le moins possible, les animaux de montagne.
Avec des compositions musicales, aussi sobres qu’efficaces, et le travail de la bande-son, elle est aussi « l’oreille » de l’équipe. Pour citer Jean-luc Godard : dans « audio-visuel », il y a « audio » en premier. C’est sans doute là une part de la magie, s’il y en a une, de leurs films.